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L'Economie Sociale et Solidaire (ESS) : un territoire, des Hommes, une autre économie

C’est un flambeau qu’elle a accepté en 2016. Nadine TREUTHARD, Présidente de l’association AFAR partage avec nous ses convictions et son engagement pour l’épanouissement des femmes adhérentes de l’association, qu’elle considère, avec la plus grande bienveillance, comme "ses filles".

 

CRESS de La Réunion | Portrait de Nadine TREUTHARD, Présidente de l'Association des Femmes Actuelles de La Réunion

Portrait de : Nadine TREUTHARD

Son leitmotiv : Entière bienveillance pour mon île.
Son métier : Présidente
Structure : AFAR – Association des Femmes Actuelles de La Réunion
Activité : Accueil et insertion des femmes dans toute leur splendeur avec bienveillance par le recyclage et l’artisanat.
Effectif : 3 membres au Conseil d’Administration – 80 adhérent.e.s

Proposer un moyen de s’épanouir à toutes les réunionnaises, que leur vécu soit difficile ou non. Voilà la vocation de AFAR.
Recyclage de tissus, tressage, valorisation des graines locales, réemploi de chambres à air, sont autant de savoir-faire que l’association AFAR développe depuis 4 ans à travers son Atelier Chantier d’Insertion (ACI). Ces métiers de l’artisanat que Nadine TREUTHARD transmet aux adhérentes en collaboration avec Sonia CAZAUX, designer-chef de projet AFAR et lauréate du trophée des femmes précieuses 2019 dans la catégorie Femme ENTREPRENARIAT.

 

Présentez-nous votre parcours - "L’ESS un parcours de vie ?"

Je suis née en 1957 et j’ai découvert le milieu associatif avec AFAR après 40 années de carrière en tant qu’employée dans un institut bancaire. Je suis une jeune retraitée qui a toujours été bercée par le contact auprès du citoyen, et plus particulièrement, de la femme réunionnaise.
La Présidence de l’association m’a été confiée par les cofondatrices de AFAR, deux figures de la lutte contre les violences faites aux femmes : Madame Thérèse BAILLIF qui a reçu en 2019 les insignes de Grand Officier de l'Ordre national du Mérite des mains d'Emmanuel Macron entre autres.
C’est donc en 2016 que je suis devenue Présidente de AFAR et que j’agis pour « mes filles » dans un esprit de solidarité bienveillante et de confiance.

Pourquoi avoir fait le choix d’entreprendre autrement ?

C’est en 1986 que Thérèse BAILLIF et Nassimah DINDAR ont créé ce mouvement (lutte contre les violences faites aux femmes) qui s’inscrit dans le combat, alors porté par l’Union des Femmes Réunionnaises ; pionnière dans ce véritable enjeu de notre société. La dynamique d’entreprendre autrement a selon moi l’objectif de faire bouger l’économie et de faire bouger le réunionnais DANS l’économie.
De ce fait, l’ambition d’AFAR est de proposer la culture et le développement de compétences comme solutions pour sortir des souffrances causées par les violences intrafamiliales. Ce projet n’aurait pas pu être mis en œuvre sous d’autres formats entrepreneuriaux.

Pourquoi le choix de ce statut ?

Le statut associatif est naturellement adapté à la réalisation de nos actions dont l’objectif est que ces femmes se retrouvent et soient conscientes qu’elles peuvent sortir des situations auxquelles elles sont confrontées. L’objectif est toujours d’essayer d’extraire ces personnes de leur spirale, de les sortir de chez elles en leur apprenant à fabriquer des paniers, des rosaces et bien d’autres accessoires issus de l’artisanat Made in La Réunion. Nous bénéficions d’une mise à disposition d’un local dans lequel ces femmes trouvent le circuit que AFAR peut leur offrir.

Quelles valeurs défendez-vous ?

Au sein d’AFAR je défends le développement des savoir-faire et des talents. L’humain étant au cœur de nos missions ; la solidarité, l’humanisme et le bien-être de tous animent le quotidien de notre association, pour que nos actions s’exercent avec bienveillance, sourire et respect.
La tradition réunionnaise est également un aspect majeur de notre association, tant sur le plan humain que dans les choix de produits que nous fabriquons.

Comment celles-ci se traduisent au quotidien ?

Un lien naturel de solidarité se crée entre nos bénéficiaires lorsqu’elles évoquent les objets issus de la tradition locale. On peut citer les paniers, les jupes faites à partir de goni et les rosaces de leurs mères et grand-mères, devenues l’emblème de l’association. Notre association située en Quartier Prioritaire Politique de la Ville, a organisé (entre autres ateliers) une rencontre entre ses adhérentes, des femmes de quartier, et Patrice T. accompagné de MICHOU (dernière compagne de l’artiste TiLoun : Jean-Michel RAMOUNE). Cet atelier a révélé des talents de chanteuses, paraboleuses et aussi conteuses. C’est une opération que nous avons renouvelé à 3 reprises, car elle a permis une expression artistique libre de ces femmes que ce soit en malgache, en créole ou en swahili.

Quels-sont vos prochains défis ?

Nous devons rebondir ! Nos bénévoles travaillent actuellement sur 3 produits que nous allons proposer sur le marché local. Il faut que ces produits aient une visibilité sur le marché réunionnais.
AFAR a été présente au salon de l’agriculture en 2019 et 2020 et nous souhaitons continuer à découvrir les savoirs et les matières premières des iles de l’Océan Indien.

Selon vous qu'est-ce l’ESS apporte au territoire réunionnais ?

On parle de l’ESS depuis très peu de temps, et il était bien temps ! S’il y a un parallèle avec les lobbies, le schéma accompagnateur de l’ESS est indispensable pour La Réunion car nous devons privilégier les circuits courts et mutualiser. Il faut s’imprégner de l’ESS à 30000 % et je suis avide d’apprendre. C’est un apprentissage qui a débuté avec la CRESS et j’ai compris lors du 1er atelier que j’ai tout à apprendre de l’ESS. C’est toute une éducation à mettre en place. Elle ne peut que tout apporter car elle est indispensable à La Réunion. C’est un combat qu’il faut maintenir.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à ceux qui veulent entreprendre dans l’ESS ?

Allez voir la CRESS, la CCI-R, la CMAR. A mon niveau j’aide, je trouve les partenaires qu’il faut mais c’est à la personne d’agir. Je conseille aux femmes réunionnaises de se montrer avec leur "Réunionnité", de se faire connaître et de se faire voir avec leur statut de femme réunionnaise-française. Il faut qu’elles cheminent avec leur vécu et leur histoire. Ce n’est pas une honte de vivre des minimas sociaux, même si tu ne t’en sors pas, sois fière et avance.  

 

 

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